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Recherche d’héritiers : l’oncle d’Amérique n’est plus une légende... (voir)

"Le Progrès" publié le 25.05.2010

La généalogie successorale permet de retrouver des héritiers. Enquête sur un métier peu connu exercé par l’étude Guenifey à Lyon.

Genilac, dans la vallée du Gier. Il y a quelques semaines, Maurice Mayère, retraité de Giat Industries décroche son téléphone. A l’autre bout du fil, son interlocuteur lui annonce le décès d’un vieux cousin dont il n’a jamais entendu parler... L’homme lui affirme qu’il doit hériter d’une partie du patrimoine du défunt.

« Sur le coup, j’ai pensé à une plaisanterie, raconte Maurice Mayère. Mais, avec tous les éléments que me donnait ce cabinet de généalogie, j’ai compris que l’affaire était sérieuse »... Le défunt est un cousin très éloigné de Maurice Mayère. Fils unique, célibataire et sans enfant. C’est un voisin qui a alerté le notaire, au lendemain du décès. Et pour régler la succession, le notaire lyonnais a fait appel à l’étude Guenifey de Lyon pour effecter des recherches généalogiques et retrouver d’éventuels héritiers.

En moins de six mois, Geneviève Michelin, directrice régionale et son équipe de chercheurs, vont remonter jusqu’aux arrière-grands-parents du défunt et retrouver sept héritiers dans la ligne paternelle et deux dans la ligne maternelle, dont Maurice Mayère qui était loin d’imaginer qu’une de ses cousines, née en 1914, également héritière, vivait à quelques kilomètres de chez lui, à La Grand-Croix... Mais Maurice Mayère ne rêve pas. S’il sait qu’il va hériter, il se doute bien que la fortune léguée ne sera pas colossale... Quelques jours après l’appel téléphonique, il reçoit chez lui Geneviève Michelin qui lui propose de signer une convention de révélation pour cette succession qu’il reconnaît ignorer, ainsi qu’un document qui permettra de le représenter lors des opérations de règlement de la succession, moyennant divers frais et honoraires, calculés en fonction du lien de parenté avec le défunt et du montant de l’actif de la succession.

C’est à ce moment que Maurice Mayère découvre le montant de l’héritage : 85 000 euros à partager en neuf ! « Pour moi, c’était de l’argent qui tombait du ciel », affirme sereinement aujourd’hui l’héritier... Maurice Mayère a fait les comptes. Au final, il empochera 2 000 euros... Car au passage, tout le monde va prendre sa part du gâteau. L’État, d’abord, à hauteur de 60 % ; puis le cabinet qui a effectué de longues recherches, qui auront duré parfois plusieurs mois.

Dans la Loire, une dizaine de généalogistes (indépendants ou détachés par de grands cabinets nationaux) travaillent à la recherche d’héritiers. L’année dernière, Geneviève Michelin a travaillé sur une quarantaine de dossiers dans le département, dont un pour lequel il a fallu retrouver une cinquantaine d’héritiers. Et si pour le plus souvent, les sommes à partager restent faibles, pour certains, c’est un vrai pactole, à l’image de ce dossier pour lequel cinq héritiers se sont partagé cinq millions d’euros... Outre les rentrées d’argent inattendues, la généalogie successorale permet aussi aux familles de se retrouver. Un vrai bonheur lorsqu’il s’agit de cousins jusque-là inconnus. Mais parfois aussi, une vraie douleur lorsque des enfants cachés apparaissent. La succession peut alors avoir comme un parfum de trahison...

Les ancêtres du Père Noël - Voyage au cœur du mythe ! (voir)

Le Père Noël a-t-il une généalogie ? Les grands enfants que nous sommes peinent à y croire … Cependant, le Père Noël a peut être quelques ancêtres ou tout au moins quelques prédécesseurs. Voici un tour d’horizon insolite sur l’origine du mythe et son évolution, de Santa Klauss à Saint Nicolas. Une généalogie pas comme les autres…

Se réveillant le matin du 25 décembre pour découvrir, émerveillé, jouets et papillotes dans ses chaussures posées devant l’âtre, près du sapin, l’enfant remercie le Père Noël. Ce bon pépé généreux vient du dehors, de la nuit, du froid, se propulsant dans l’éther sur un traîneau magique. L’enfant, lui, est dans la maison chaude, protégé. Contraste.

· -Qui est le Père Noël ?

· -Papa et maman, dit une voix.

· -Archi-faux !

Si c’est mensonger, il faut donc chercher le vrai. L’enquête pour la manifestation de la vérité, comme dit le juge d’instruction, se dirige dans toutes directions, Mais c’est, bien sûr, vers la carte postale que l’on s’informe le mieux. La carte postale témoin du passé. Hélas, un passé relativement trop proche pour elle –qui flirte à peine avec les dix décennies –ne peut commenter les millénaires. Parce que le Père Noël est vieux, bien vieux, très vieux. Plus encore que ça !

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il a beau être connu, ce sacré papa, personne ne sait exactement qui il est ! Le plus aimé et le plus errant des grands-pères est vraiment un personnage hors du commun !

Ses ancêtres païens

Sa lignée remonte aux prémices les plus archaïques de l’humanité. Ce donateur moderne émane des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes. Gargan, fils du dieu celte Bel, portait déjà une hotte et distribuait des cadeaux. Dans le nord, le dieu Odin apportait des présents aux enfants sages tandis que la déesse Strenia d’où le mot « étrennes », patronnait les cadeaux que s’offraient les Romains pendant les Saturnales, ces grandes fêtes du solstice d’hiver. Vers le 22 décembre, la durée des nuits commence à décroître. Les anciens fêtaient longuement cette « Renaissance solaire ».

Ses ancêtres chrétiens

L’Eglise des débuts ne parvenait pas à combattre efficacement ces croyances profondément ancrées dans les populations. Elle imagina de les assimiler. Les églises chrétiennes s’édifièrent sur l’emplacement même des anciens temples païens. De nombreux saints prirent la place vacante des « défunts » dieux spécialisés. Parmi les nombreux saints donateurs (tels que sainte Barbe en Autriche, sainte Catherine en Catalogne, saint Martin, sainte Lucie, saint Thomas…), saint Nicolas acquit très vite une audience internationale : cet évêque du IVe siècle devint le patron des enfants en Hollande, Belgique, Allemagne, Russie, bref dans tout l’Est de l’Europe y compris le Nord et l’Est de la France.

Ancêtres fantastiques

Parallèlement à cette percée religieuse, une multitude de personnages magiques, également donateurs, s’enracinèrent dans les campagnes tel que Frau Holle en Allemagne, Tante Arie en Franche-Comté et dans les cantons de Vaud et de Neuchâtel, Berchta en Bavière et au Tyrol, Befana en Italie, Olentzaro au pays Basque. Tout cela en compagnie de sorcières, fouettards, croquemitaines, loups-garous, ogres et ogresses de toutes natures destinés à entretenir la peur du surnaturel. Tous ces personnages donateurs étaient attendus avec autant de vénération que d’appréhension car ils disposaient potentiellement d’autant de pouvoir bénéfique que maléfique. « En l’espace d’un siècle, cette multitude de personnages donateurs trop papistes, trop religieux ou trop magiques, disparut progressivement d’Europe. Saints, vierges, fées, croque-mitaines, diables et sorcières venus du tréfonds de l’histoire et qui hantèrent l’enfance de nos ancêtres, s’enfouirent dans les ténèbres nous laissant comme unique rejeton…le Père Noël.

A la recherche du matricule (voir)

De tous les documents que vous trouverez aux archives, le registre matricule est le plus intéressant. Pour la seule et unique fois, en dehors des actes d’état civil, il s’agit d’un document qui concerne uniquement votre ancêtre. C’est la base de votre recherche, car sa carrière durant la première guerre mondiale y est détaillée et permet d’approfondir votre étude en vous ouvrant de nouvelles voies.

Petite description du registre matricule
Depuis le début du XIX siècles, tout l’homme, même s’il n’a pas été mobilisé, a été inscrit sur un tableau de recensement. A l’époque de la Révolution puis de l’Empire, il existe des tableaux de conscriptions.
Le registre matricule apparaît en 1867. Il devient encore plus important pour le généalogiste à partir de 1905, lorsque le service militaire obligatoire pour tous est introduit, en remplacement des systèmes de tirage au sort.
Les renseignements portés dans les registres matricules sont du plus grand intérêt, puisqu’on y trouve :

- les données d’état civil : nom, prénoms, surnom, date et lieu de naissance, domicile, profession, mariage, divorce éventuel, enfants, noms des parents, domicile des parents.

- le signalement : couleur des cheveux, des yeux, forme du front, du nez, du visage, taille, signes particuliers et parfois, forme de la bouche et couleur des sourcils. Il n’y a malheureusement pas de photographie, mais si vous n’avez jamais vu de cliché de votre aïeul, ceci donne quand même une idée de son apparence.

- des renseignements divers, sur les goûts et capacités du personnage : possède-t-il le brevet de conducteur automobile ? Sait-il monter à cheval ? Conduire des voitures à cheval ? A-t-il obtenu des prix de tir ? Des prix de gymnastique ? Sait-il nager ? Sait-il jouer d’un instrument de musique ? Lequel ?

- le degré d’instruction : il est mentionné par un chiffre de 0 à 5 :
0 : ne sait ni lire, ni écrire ;
1 : sait lire seulement ;
2 : sait lire et écrire ;
3 : possède une instruction primaire ;
4 : a obtenu le brevet de l’enseignement primaire ;
5 : bachelier, licencié, etc.(le diplôme obtenu est cité) ;
X : renseignement non fourni, instruction non vérifiée.
Des observations : on y trouve par exemple si l’inscrit est soutien de famille, s’il a demandé et obtenu un sursis d’incorporation, s’il est fils d’étranger, s’il est naturalisé depuis peu (avec date de la naturalisation), s’il est engagé (à quelle date, pour quelle durée et quel régiment). Enfin, maladies et infirmités peuvent y être mentionnées. Ceci a pour effet de rendre ces dossiers plus difficiles à consulter que d’autres, toute information d’ordre médical étant confidentielle.
Tous ces renseignements sont bien sûr du plus haut intérêt pour vous, comme pour le généalogiste habituel, mais pour une étude détaillée de la carrière militaire de votre ancêtre en 1914-1918, quatre autres cases du registre matricule sont plus importantes, à savoir :

- Détail des services et mutations diverses
Il donne la date d’incorporation et de multiples autres détails (voir exemple plus loin)

- Corps d’affectation
On y trouve le régiment dans lequel votre ancêtre a été versé.
C’est l’indispensable pour poursuivre l’enquête aux archives de l’armée.

- Campagnes
Il s’agit essentiellement de la campagne contre l’Allemagne (qui commence à la date d’arrivée de votre aïeul dans son corps de troupe et se termine au moment de son départ ou de son décès), mais on peut également y trouver des campagnes coloniales dans le cas d’un engagé.

- Blessures, citations, décorations, etc.
En fait, il s’agit surtout des citations et des décorations, les blessures étant souvent indiquées dans la rubrique détails des services.
On le comprend, ce registre matricule, qui se trouve dans la série R, est de la plus haute importance pour une meilleure connaissance de votre aïeul. Un exemple le prouvera encore mieux.

Photo d’un militaire de la guerre :

Photo des Tirailleurs Sénégalais :

Enry LONY dans l’émission "Politix". (voir)

Enry LONY dans l emission "Politix"

L’origine française de Barack OBAMA (voir)

Les recherches généalogiques sur les candidats à l’élection américaine ont révélé des parentés plutôt cocasses et des racines françaises. Le nouveau président aurait ainsi des origines en Alsace, dans l’Ouest, le Vaucluse et à Reims.

Parfaite illustration du melting-pot, les racines françaises de Barack Obama sont bien sûr à 50% kenyan par son père, mais aussi, par sa mère, à 38% anglais, à 5% allemand et même …à 1% français, avec des racines dans diverses régions de l’Hexagone.

* en Alsace, pour compter parmi ses ancêtres un certain Christian Gutknecht, fabricant de tabac à Bischwiller, dans l’actuel département du Bas-Rhin, qui avait émigré pour Philadelphie en 1749. De Guthknecht (nom désignant un « bon valet »), il était devenu Goodknight, puis… Goodnight (signifiant « bonne nuit ») !

* dans l’Ouest, par un certain Thomas Marin (Mareen) Duval (devenu Duvall), un huguenot nantais, né vers 1630, dont la famille, originaire de Laval, avait fui les persécutions religieuses et s’était réfugiée en Angleterre avant de partir pour le Maryland ;

* dans le Vaucluse et à Reims, par l’épouse de Mareen Duval, Suzanne Brasseur, d’une famille originaire de Pernes, dans le Comtat Venaissin, aux environs de Carpentras. Mais Brasseur était en fait la déformation du nom de famille de Brassier, dont un ancêtre, natif de Reims, était venu s’établir à Carpentras au début du XVIe siècle

L’origine du patronyme Obama : de signification inconnue, ce nom disparaît assez vite lorsque l’on remonte le temps : le grand-père du président, Onyango Obama aurait été le fils d’Obama, of Kendu Bay », avec, au-delà des ancêtres portant des noms uniques (Obiyo, Okoth…) et cela jusqu’à Owiny, chef de tribu Luo (ancêtre n°1024, à la 11e génération).

Sources : La revue française de généalogie. N°179 (Décembre 2008- Janvier 2009) p.18 et s.

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