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Généalogie pratique

Retrouvez tous les mois un article d'Enry LONY qui vous expliquera et vous donnera des astuces pour réaliser sa généalogie soi même.

Passion créole (voir)

En ces temps de coutumes durant les fêtes de fin d’année, nous vous présentons un extrait en créole sur « la passion de notre seigneur selon Saint-Jean ». Ce document montre comment s’écrivaient les textes anciens au moyen d’une écriture assez familière et des tournures bien spécifiques.

Traduction.

La passion de Notre S. selon St Jean

En ce temps-là, comme le jour de Pâques était proche, tous ces prêtres

L’écriture

L’écriture très ronde a été fort répandue. Cette forme est très proche de la nôtre et n’offre aucune difficulté de lecture. Les formes archaïques des lettres, qui rendent difficile la lecture des écritures anciennes, ont disparu. (…) L’usage aléatoire des majuscules se place également dans une longue tradition. Pour le reste, cette graphie est pratiquement la nôtre. De même, la distinction entre ‘u’ d’une part et ‘n’ d’autre part est très claire : ligature des jambages par le bas dans un cas, par le haut dans l’autre. La ponctuation est présente (…), de même, l’accentuation, jadis inexistante, sans être systématique, existe (….). Quant aux abréviations, il n’en reste que deux, qui nous sont encore habituelles ; elles se trouvent dans le titre : ‘S’ pour « Seigneur » et ‘St’ pour « saint ».

La langue

La principale difficulté ici est la langue. Comme beaucoup d’autres, la langue créole est restée longtemps purement orale. Mais les missionnaires éprouvèrent le besoin de la mettre par écrit. Comment écrire les sons ? Que le français soit à la base du créole, c’est incontestable, vu le nombre de mots français qui y est utilisé (…). Mais il contient par ailleurs suffisamment de mots déformés, du moins par rapport à la langue habituelle, et de tournures spécifiques pour être difficilement compréhensible. D’où la traduction proposée.

Le document

L’extrait présenté ici est le début d’un récit de onze pages manuscrites. Il s’agit de la passion selon St Jean ; en réalité, c’est plutôt une synthèse dans laquelle sont également insérés des passages des évangiles synoptiques. Ce document pourrait provenir du nord de Saint-Domingue et avoir pour auteur le jésuite Pierre Boutin, qui y demeura de 1705 à sa mort en 1742. La forme scripturale et la langue utilisée permettent de penser qu’il a pu être écrit vers 1730-1740 dans un but catéchétique. Il présente un intérêt linguistique particulier, car il serait un rare témoignage de la langue parlée par les esclaves, moins francisée.

Le présent extrait , en créole, montre une écriture assez familière et des tournures bien spécifiques qui méritent une traduction


Célébration de l’armistice du 11 novembre (voir)

Pour la Martinique et les autres colonies, les monuments aux morts ont été des lieux de mémoire collectif très symboliques. Contrairement aux familles métropolitaines qui avaient récupéré le corps des soldats ou qui pouvaient se rendre dans les cimetières militaires, les Martiniquais n’avaient pas de lieu localement pour se recueillir. Seules quelques familles ont pu rapatrier les restes des soldats morts sur le front. Les autres n’avaient que les monuments aux morts pour leur rendre hommage. Voir le nom d’un des siens gravé sur ce monument était un soulagement ou une reconnaissance pour certaines personnes. On peut percevoir la tristesse collective qui régnait autour de ces monuments car tout le monde connaissait au moins un soldat décédé.
En effet, les soldats Martiniquais furent nombreux à périr au cours de la Grande Guerre. Des hommages leur ont été rendus mais beaucoup d’hommes n’ont pas été cités et de nombreuses questions sont restées sans réponses pour les familles concernant les lieux, les causes de décès et les lieux d’inhumation…

Cet ouvrage répond à ces interrogations : il rend hommage aux soldats martiniquais qui sont morts au champ d’honneur et apporte des précisions concernant leur décès et les lieux d’inhumation. Les noms de ceux qui avaient été oubliés ont été rajoutés afin de leur rendre hommage de façon posthume.

Concernant le nombre de soldats martiniquais morts et/ou disparus au champ d’honneur, plusieurs chiffres ont été avancés :
- Selon le rapport du Baron des Lyons de Feuchin, le nombre de martiniquais morts était de
2 037 et 120 disparus sur un total de 8 788 hommes venus en Europe (soit 24,54% ou 1 homme sur 5)
- Sur les monuments aux morts de Rivière-Pilote et de Saint-Joseph, on apprend que la Martinique comptait 1 453 tués, blessés et disparus.
- D’après le livre d’or de l’effort colonial français pendant la grande guerre, la Martinique aurait perdu 1 750 hommes. Les auteurs nous présentent un état indiquant par commune le nombre de combattants morts pour la France au cours de la Grande Guerre ;
- Sur le monument aux morts de Fort de France, nous avons trouvé un récapitulatif des soldats morts aux champs d’honneur présentant un total de 1 258 hommes avec une absence de données pour la commune du Carbet. Mais nous émettons des doutes sur les chiffres rapportés sur ce monument car ils ne correspondent pas à ceux figurant réellement sur les monuments aux morts des communes.
Nous pouvons avancer à ce jour que la Martinique a perdu 1876 soldats soit 1775 dont les noms sont inscrits sur les monuments aux morts (auxquels nous avons soustrait les 97 hommes comptabilisés deux fois), 150 soldats dont les noms ne sont pas inscrits et 48 hommes pour lesquels une demande a été faite auprès du Ministère de la Défense, afin de leur attribuer la mention « Mort pour la France ». Ces chiffres peuvent évoluer ; la découverte de documents divers (journaux, documents officiels) pouvant apporter d’autres noms

Les papiers de famille (voir)

Les papiers de famille

Tout généalogiste doit exploiter les papiers de famille. Systématiquement, en principe, au début de son enquête et régulièrement au cours de ses recherches, pour dénicher l’information sous-exploitée. Passage en revue de cette variété de documents, classés au rang des éléments fondamentaux de la généalogie.

Ils dorment souvent au grenier de la maison de famille ou sur le dernier rayon d’une armoire. Ils ont été parfois partagés à la mort d’un grand-père ou ont été remis au fils aîné, qui les a lui-même transmis à son fils, votre cousin. Ils ont pu souffrir des injures du temps et/ou de la négligence des générations. Peu importe, les papiers de famille sont presque toujours là.

Au début de votre enquête, les papiers de famille représentent l’un des quatre fonds à exploiter. Le but pour le débutant est d’éviter de perdre du temps et de l’énergie à aller rechercher sur le terrain – autrement dit en archives – des éléments qu’il peut se procurer plus facilement. L’idée est toujours de partir du plus ancien ancêtre connu.

Les « quatre mémoires »

La mémoire écrite sera essentiellement constituée de nos « papiers de famille ». La mémoire orale sera celle des membres de la famille – en privilégiant les doyens. La mémoire gravée renverra au cimetière et aux inscriptions funéraires. La mémoire « reconstituée » correspondra à un nouvel ensemble d’informations, apparu avec la pratique intensive de la généalogie, et constitué de toutes les publications généalogiques, imprimées ou en ligne, dans lesquelles le débutant sera de plus en plus souvent susceptible de trouver des informations concernant sa famille proche.

On classe généralement au rang des « papiers de famille » à la fois :

* des documents administratifs individuels ou identitaires (carte d’identité, passeport, permis de conduire, livret militaire, divers
documents d’état civil, livret de famille, livrets catholiques de famille)

* des documents notariés (acte de partage, contrats de mariage, actes de ventes ou d’achats ….)

* les correspondances

Sources : La revue française de généalogie. N°180 (Février-Mars 2009) p.35 et s.

Loi sur les archives (voir)

Les nouveaux délais de communication des archives sont en vigueur depuis l’adoption de la loi n°208-696 du 15 juillet 2008.
 
Nature des documents
Ancien délai
Nouveau délai
Régime commun
30 ans
Communication immédiate
Vie privée
60 ans
50 ans
Registres de naissance
100 ans
75 ans
Registres de mariage
100 ans
75 ans
Registre de décès
100 ans
Communication immédiate
Recensement
100 ans
75 ans
Actes notariés
100 ans
75 ans
Archives judiciaires
100 ans
75 ans
Dossier du personnel
120 ans
50 ans
Délibération du gouvernement
30 ans
25 ans
Sûreté nationale
60 ans
50 ans
 

Une réforme plus libérale pour les successions (voir)

Si vous n’avez jamais connu l’épreuve de l’ouverture d’une succession, sachez qu’elle se déroule rarement dans la sérénité. La loi du 23 juin 2006 portant réforme des successions et des libéralités en vigueur depuis le 1er janvier 2007 devrait simplifier certaines formalités.

Le cas pratique pour éviter les situations de blocage
Jean, Joseph et Jeanne viennent d’hériter de 300.000 euros et d’une maison sans attribution précise des lots. Le notaire propose 100.000 euros à chacun et un tiers du bien. Mais Jeanne, qui désire récupérer la maison, refuse ce partage.

Ancienne solution
En s’opposant au partage proposé, Jeanne empêche ses deux frères de percevoir leur part de succession. Ils doivent ainsi demander au juge du tribunal de grande instance de statuer : il peut valider le projet initial ou désigner un autre notaire pour tenter d’établir de nouveaux lots. Une procédure compliqué qui peut durer longtemps.

…et la nouvelle
Avec la réforme, Jean et Joseph peuvent mettre Jeanne en demeure d’accepter le partage par avis d’huissier. Sans réponse de sa part dans un délai de trois mois, ils demanderont alors au juge de lui imposer un représentant qui l’acceptera à sa place. Il faudra compter 3 ou 4 semaines pour boucler l’opération. Unique recours pour Jeanne : si elle estime être lésée de plus du quart de ses biens (ce qui n’est pas ici le cas), elle aura 2 ans pour exiger de ses frères une compensation financière.

Pour toute demande de recherche généalogique, familiale, ou successorale, vous pouvez nous demander un devis personnalisé.